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Combien de jours de congé par mois pour un CDD : ce que prévoit le code du travail

Les congés payés sont un droit fondamental pour tout salarié, garantissant un temps de repos indispensable après des périodes de travail. En France, ce droit est bien encadré par le Code du travail qui s’applique de manière équitable à tous les travailleurs, qu’ils soient en contrat à durée indéterminée (CDI) ou à durée déterminée (CDD). Cependant, avec la précarité et la durée limitée du contrat, il est légitime de vous poser des questions dans le cadre d’un CDD. À combien de jours de congé avez-vous droit ? Quand pouvez-vous réellement les prendre ? Obtenez des réponses dans cet article.

Quels sont vos droits à congés payés avec un CDD ?

En matière de congés payés, vous n’êtes pas désavantagé parce que vous êtes en CDD. En effet, le Code du travail dans son article L3141-1 pose le principe d’égalité de traitement. Cela signifie que chaque salarié, quelle que soit la nature de son contrat (CDD, CDI, intérim), acquiert des droits à congés payés dans les mêmes conditions.

Ainsi, l’idée reçue selon laquelle un CDD ouvrirait à moins de jours de congé est fausse. Votre employeur a l’obligation de vous accorder le même nombre de jours de congé qu’à un collègue en CDI ayant la même ancienneté sur la période de référence.

Comment sont calculés vos congés payés en CDD ?

Comment sont calculés vos congés payés en CDD ?

La règle est simple : vous accumulez 2,5 jours ouvrables de congé payé par mois de travail effectif chez le même employeur. Par jours ouvrables, on entend tous les jours de la semaine, du lundi au samedi inclus, à l’exception des jours fériés chômés dans l’entreprise et du jour de repos hebdomadaire (généralement le dimanche). Une semaine sans jour férié compte donc 6 jours ouvrables.

Quant au mois de travail effectif, il correspond à 4 semaines ou 24 jours de travail où le salarié a été présent à son poste. Ces équivalences peuvent varier légèrement selon les conventions collectives, mais le principe reste le même. Certaines périodes d’absence sont considérées comme du temps de travail effectif pour le calcul des congés payés. C’est le cas notamment pour :

  • les congés payés de l’année précédente ;
  • les repos compensateurs ;
  • les congés maternité, paternité et d’adoption ;
  • les arrêts pour accident du travail ou maladie professionnelle (dans la limite d’une durée ininterrompue d’un an) ;
  • les périodes de formation professionnelle.

En revanche, des absences comme un congé maladie non professionnelle (au-delà de certaines limites fixées par des dispositions conventionnelles) ou un congé sans solde n’entrent pas en compte dans ce calcul.

Que se passe-t-il pour les mois incomplets ou les CDD très courts ?

Que se passe-t-il pour les mois incomplets ou les CDD très courts ?

La vie professionnelle n’est pas toujours faite de mois pleins. Si votre CDD commence ou se termine en cours de mois ou si vous avez des absences non assimilées à du travail effectif, l’acquisition de vos droits à congé se fait au prorata. Par exemple, si vous travaillez 2 semaines effectives sur un mois, soit la moitié d’un mois de travail effectif selon l’équivalence de 4 semaines, vous acquerrez la moitié de 2,5 jours, soit 1,25 jour ouvrable de congé.

Pour les CDD de très courte durée (quelques jours ou semaines), il peut être matériellement impossible de prendre les jours de congé acquis. Dans ce cas, ces jours ne sont pas perdus et vous seront rémunérés sous forme d’une indemnité compensatrice de congés payés à la fin de votre contrat.

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