La gestion des ressources humaines, au sein d’une entreprise, exige une rigueur absolue, surtout face à la dégradation de l’état de santé d’un collaborateur. Lorsqu’un salarié ne peut plus occuper son poste, une procédure s’enclenche. Celle-ci mêle droit et protection sociale. La rupture du contrat de travail peut alors devenir une option envisageable pour l’employeur ou le salarié inapte. Nous vous en disons plus sur le délai légal à respecter entre l’entretien préalable et le licenciement pour inaptitude.
Sommaire
L’avis d’inaptitude comme point de départ
Le médecin du travail est le seul expert qui émet un avis officiel qui constate l’impossibilité pour le salarié de continuer à exercer ses fonctions. L’employeur ne peut en aucun cas décider lui-même de l’inaptitude d’un salarié, quel que soit le motif de sa maladie ou de son accident.
Dès la réception de cet avis, l’entreprise a une obligation de reclassement, sauf si le médecin du travail a mentionné une dispense. Cette étape consiste à chercher d’autres fonctions compatibles avec les capacités réduites du salarié, parfois après des :
- mutations,
- aménagements de poste,
- modifications des horaires de travail, etc.
Si le travailleur exprime un refus face aux propositions, ou en cas d’impossibilité avérée de reclassement, l’employeur doit alors engager la procédure de rupture.

La convocation et l’entretien préalable
Vous devez envoyer une lettre recommandée avec accusé de réception pour convoquer le salarié. Cette étape doit respecter un délai minimal de 5 jours ouvrables entre son expédition et la date de l’entretien préalable.
Pendant ce dernier, l’employeur expose les motifs qui le poussent à envisager le licenciement pour inaptitude. C’est un moment d’échange où le salarié peut se faire assister. Contrairement à une rupture pour faute, l’objectif n’est pas de sanctionner un comportement, mais de constater l’inadéquation entre la santé de la personne et les exigences de son poste de travail.
Le délai légal pour l’envoi de la lettre de licenciement
Selon le Code du travail, l’employeur doit respecter un délai minimal de 2 jours ouvrables après la date de l’entretien préalable pour envoyer la lettre de licenciement pour inaptitude. Ce temps garantit une réflexion sereine et évite les décisions trop hâtives.
Pour un licenciement pour inaptitude, il n’y a aucun délai maximum légal. L’employeur peut envoyer la lettre plusieurs semaines après, sans que la procédure soit jugée tardive.
Le maintien du salaire avec la règle des 30 jours

Si la loi ne fixe pas de date limite pour notifier la rupture, elle protège le salarié contre la précarité financière. En effet, si le licenciement n’est pas prononcé dans un délai d’un mois à compter de l’avis d’inaptitude du médecin, l’employeur a l’obligation de reprendre le versement du salaire.
Ainsi, lorsque votre procédure s’éternise entre l’entretien et la notification, vous devrez payer le salarié, même si ce dernier ne fournit aucun travail. C’est pourquoi, dans la pratique, les entreprises veillent à envoyer la lettre après les 2 jours ouvrables réglementaires.
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L. Martin est expert en formation professionnelle, avec un intérêt particulier pour l’évolution des compétences dans le monde de l’emploi et du business.





