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Crypto : 52 M$ saisis à Madagascar, 13 centres d’arnaque démantelés

Selon le site Journal du Coin et l’AFP, 52 millions de dollars en cryptomonnaies ont été gelés lors d’une opération conjointe à Madagascar qui a visé treize centres d’arnaque en ligne, et plus de 3 200 appareils ont été saisis, d’après le département de la Justice des États‑Unis.

Que s’est‑il passé ?

Le département de la Justice américain a publié un communiqué le 27 octobre 2026 expliquant que son « Scam Center Strike Force » a élargi son action et a coopéré avec la police malgache pour cibler des réseaux transnationaux accusés d’opérer des centres d’arnaques en ligne depuis Madagascar.

Le même communiqué indique que le FBI a dépêché une équipe en août 2026 pour aider les autorités malgaches lors de la fermeture de 13 complexes et de la saisie de plus de 3 200 appareils, et que des inculpations ont été rendues publiques contre six personnes mises en cause dans les dossiers déférés aux tribunaux américains.

An empty office room with dozens of confiscated smartphones and laptops stacked on tables, evidence tags visible but no logos or faces

Comment l’argent a‑t‑il été retrouvé et bloqué ?

Le reportage du Journal du Coin rapporte, en citant l’AFP, que près de 52 millions de dollars en cryptomonnaies ont été immobilisés en vingt‑quatre heures grâce à des mesures judiciaires de « restraint » qui bloquent les fonds le temps qu’un tribunal statue sur une confiscation définitive.

La Justice américaine explique dans son communiqué que les enquêteurs ont pu tracer des flux grâce à la nature publique des registres blockchain et à des analyses menées avec des partenaires privés. Le communiqué précise aussi que la Strike Force avait déjà « restrained » plus d’un milliard de dollars dans des affaires liées aux arnaques en ligne, contexte qui a permis d’étendre les techniques d’identification et de poursuite.

Quel était le mode opératoire des centres ?

Les autorités décrivent un schéma de « pig butchering » : des opérateurs créent d’abord des relations — souvent via des sites de rencontre — pour gagner la confiance de victimes ciblées, puis les orientent vers de faux sites d’investissement NFT ou crypto et les incitent à connecter leur portefeuille numérique.

Une fois la connexion établie, les enquêteurs affirment que les plateformes factices ont permis aux opérateurs de dérober les fonds des victimes sans leur accord. Le communiqué de la Justice note que les téléphones saisis contenaient des « scripts » et des listes de victimes, éléments utilisés comme preuves dans les affidavits rendus publics.

A tidy desk with a notepad showing a handwritten list and a blurred smartphone in the background; no faces, no logos, focus on the list and devices

Que peuvent faire les victimes ou les personnes inquiètes ?

Si vous pensez avoir été ciblé, vérifiez d’abord si vous avez autorisé un site à accéder à votre portefeuille numérique et révoquez ces permissions dans l’interface de votre wallet. Les autorités rappellent aussi qu’il faut conserver les preuves (captures d’écran, messages) et signaler la fraude aux services compétents.

Pour déposer plainte et connaître les démarches, notre guide sur comment porter plainte après une perte via un échangeur crypto explique les étapes utiles. À plus large échelle, la coopération internationale et les outils de traçage utilisés par la Justice américaine montrent l’intérêt de fonds et de services régulés — pour comprendre les garanties possibles, voyez notre dossier sur fonds crypto régulé, agréé ou enregistré.

Ce que cela change

La fermeture des treize complexes à Madagascar illustre le déplacement géographique des centres d’arnaque depuis l’Asie du Sud‑Est vers l’Afrique, constaté par l’ONU et rappelé par plusieurs rapports publiés depuis 2025. Les blocages de fonds et la coopération internationale ne signifient pas pour autant que tous les actifs seront restitués aux victimes : la procédure de confiscation civile devant un juge fédéral reste nécessaire avant toute restitution, rappelle le Journal du Coin.

Sur le plan pratique, la campagne montre que la traçabilité blockchain peut faciliter le gel rapide des actifs quand les investigations arrivent à identifier les adresses concernées, tandis que le rapatriement de suspects par certaines autorités peut compliquer l’enquête et l’extradition vers les États‑Unis, note le communiqué du département de la Justice.

Que retenir et que faire ensuite ?

En résumé : 52 millions de dollars ont été gelés, 13 centres ont été fermés et plus de 3 200 appareils saisis dans une opération conjointe citée par le Journal du Coin et confirmée par un communiqué du Département de la Justice des États‑Unis. Si vous êtes victime, vérifiez les permissions de votre wallet, conservez les preuves et signalez la fraude aux autorités compétentes.

Pour des démarches pratiques, relisez notre guide sur la plainte après une perte en crypto et nos explications sur les fonds régulés, qui aident à mieux évaluer les garanties offertes par certains acteurs du secteur.

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