Selon Journal du Coin, la liste des sociétés ayant refusé que leurs actions soient proposées sous forme tokenisée sur la plateforme conjointe OKX‑ICE a atteint 50, après que Nvidia, Nike et Costco se sont ajoutées aux opposants.
Le même article indique que OKX‑ICE avait initialement prévu 62 titres et qu’il « en reste une douzaine » encore proposés, ce qui laisse entendre que la majorité des noms originels ont exprimé leur refus, selon Journal du Coin.
Ce mouvement s’inscrit dans une série d’objections publiques transmises à la coentreprise entre l’échange crypto OKX et Intercontinental Exchange (ICE), propriétaire du NYSE. Des médias spécialisés et des comptes d’information crypto ont relayé des comptages antérieurs — notamment une phase à 33 sociétés — avant que le total ne grimpe, d’après des reprises publiées en ligne.
Concrètement, ces refus prennent la forme d’avis ou d’objections adressés à OKX‑ICE pour empêcher la création et la négociation de versions tokenisées de leurs actions, une pratique que la plateforme propose de rendre disponible 24 heures sur 24. OKX‑ICE a déjà publié une liste initiale de titres visés et a confirmé recevoir des réponses des émetteurs, selon des communiqués et comptes rendus du secteur.
Pourquoi plusieurs grandes entreprises s’opposent-elles ? Les objections publiques invoquent des risques pour la gouvernance des titres, la protection des actionnaires et la confiance des investisseurs, ainsi que des questions opérationnelles sur les mécanismes de portefeuille et le calage entre la valeur du token et l’action sous-jacente, d’après des analyses reprises par la presse crypto.
Pour les investisseurs français qui suivent les actions tokenisées, cela signifie que la disponibilité réelle des titres sur OKX‑ICE dépendra autant des choix des émetteurs que des décisions réglementaires. La Securities and Exchange Commission américaine a été au centre des discussions réglementaires sur la tokenisation tout au long de 2026, et des retards ou clarifications de la SEC ont déjà affecté le calendrier de lancement de telles offres.
La montée des refus est aussi un signal commercial : si les émetteurs refusent massivement, OKX‑ICE devra soit renoncer à certains titres, soit revoir son mode d’offre pour convaincre les sociétés et les régulateurs. Des observateurs du secteur ont souligné que, même si une plateforme peut créer une représentation numérique d’un titre, l’adhésion de l’émetteur simplifie la gestion du droit des actionnaires et réduit les risques de conflits juridiques.
Que peuvent faire les investisseurs ? Premièrement, vérifier la liste effective des titres proposés par OKX‑ICE sur les communiqués officiels du projet et sur les annonces d’OKX‑ICE. Deuxièmement, garder à l’esprit que l’absence d’accord de l’émetteur peut conduire à des changements de liquidité ou à des retraits de titres de la plateforme. Enfin, suivre les décisions de la SEC et les réponses publiques des entreprises pour évaluer le risque réglementaire.
En pratique, les lecteurs qui veulent creuser peuvent relire l’explication récente sur les fonds et garanties selon leur statut réglementaire pour mieux comprendre les protections disponibles en cas de litige entre émetteur et plateforme ‘Fonds crypto régulé, agréé ou enregistré — garanties par statut’ et consulter notre panorama des altcoins pour situer ce mouvement dans le paysage crypto plus large ETH, XRP, SOL calmes.
En résumé, la mention de Nvidia, Nike et Costco portant le total à 50 entreprises provient d’un comptage relayé par Journal du Coin et repris par plusieurs médias crypto : cela indique une hostilité significative d’une part des émetteurs envers l’offre d’OKX‑ICE, mais n’empêche pas la plateforme d’ajuster son catalogue ou sa proposition commerciale selon les réponses des sociétés et l’évolution du cadre réglementaire.
Ce que faire ensuite : surveiller les communications officielles d’OKX‑ICE et les déclarations des entreprises concernées, et considérer la tokenisation comme un produit encore en phase d’expérimentation avec des risques spécifiques tant sur le plan juridique que sur la liquidité.


Sources
- Journal du Coin — compte rendu indiquant que Nvidia, Nike et Costco ont porté à 50 le nombre d’entreprises s’opposant à OKX‑ICE et que 62 titres avaient été initialement prévus.
- TradingView / Cointelegraph — articles et notices antérieures listant des vagues d’objections et des listes d’entreprises ayant contesté la tokenisation de leurs actions.
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Jean-Paul Leroy est un spécialiste des marchés immobiliers et des stratégies d’investissement. Il apporte une vision experte des tendances du secteur.





