Soins prénatals et assistance à l’accouchement
Les soins prénatals appropriés durant la grossesse et pendant l’accouchement sont importants pour assurer à la fois la santé de la mère et de l’enfant. Au cours de l’EDSC-1, on a posé à toutes les mères ayant eu une naissance au cours des cinq dernières années précédant l’enquête, un certain nombre de questions sur les soins prénatals et sur la santé de l’enfant. Pour chaque enfant dernier-né dont la naissance est survenue au cours des cinq dernières années précédant l’enquête, on a demandé aux mères si elles s’étaient rendues en consultation prénatale, qui elles avaient consulté, si elles avaient reçu au moins une injection antitétanique, et si elles avaient pris du sirop ou des tablettes de fer durant la grossesse.
Pour toutes leurs naissances survenues au cours de la même période, on a demandé aux mères de dire qui les avait assistées pendant l’accouchement et où elles avaient accouché.
Dans l’ensemble, 88 % des femmes ont consulté du personnel de santé formé[1] durant la grossesse de leur naissance la plus récente (tableau 6 et graphique 3) et presque exclusivement des sages-femmes, infirmières et médecins. Bien que les femmes résidant en milieu urbain consultent plus fréquemment un professionnel de santé (95 %) que les femmes du milieu rural, plus de quatre femmes rurales sur cinq (82 %) se sont rendues en consultation prénatale. Par ailleurs, cette proportion augmente de façon significative avec le niveau d'instruction de la femme. En effet, 98 % des femmes ayant atteint, au moins, le niveau secondaire 2nd cycle vont en consultation prénatale, contre 93 % de celles ayant un niveau secondaire 1er cycle, 84 % de celles ayant un niveau primaire et seulement 67 % des femmes sans instruction.
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Tableau 6. Indicateurs de soins maternels |
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Pourcentage de femmes qui ont eu une naissance au cours des cinq années précédant l'enquête et qui ont reçu des services de santé maternelle spécifiques durant la grossesse de la naissance la plus récente et, pour toutes les naissances des cinq années précédant l'enquête, pourcentage dont l’accouchement a été assisté par du personnel de santé et qui s’est déroulé dans un établissement sanitaire, selon certaines caractéristiques sociodémographiques Congo 2005 |
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Caractéristiques sociodémographiques |
Pourcentage avec soins prénatals par du personnel de santé1 |
Pourcentage ayant reçu au moins une injection anti-tétanique |
Pourcentage ayant reçu du fer au cours de la grossesse |
Nombre de femmes |
Pourcentage accouchées par du personnel de santé1 |
Pourcentage d’accou-chements dans un établissement de santé |
Nombre de naissances |
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Age de la mère à la naissance |
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<20 |
89,3 |
73,5 |
50,5 |
675 |
87,6 |
85,2 |
1 009 |
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20-34 |
88,3 |
68,7 |
54,4 |
2 381 |
85,8 |
82,2 |
3 321 |
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35+ |
86,1 |
62,4 |
48,4 |
514 |
86,0 |
77,5 |
619 |
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Rang de naissance |
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1 |
93,5 |
80,2 |
62,1 |
877 |
91,1 |
88,5 |
1 272 |
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2-3 |
88,9 |
69,5 |
52,5 |
1 461 |
87,1 |
83,3 |
1 991 |
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4-5 |
86,4 |
62,8 |
51,2 |
716 |
83,4 |
78,7 |
995 |
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6+ |
79,4 |
55,0 |
39,9 |
515 |
78,5 |
72,4 |
691 |
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Résidence |
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Urbain |
94,7 |
76,1 |
67,7 |
1 745 |
94,1 |
94,5 |
2 258 |
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Rural |
81,9 |
61,6 |
38,5 |
1 824 |
79,5 |
71,8 |
2 692 |
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Région |
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Brazzaville |
96,9 |
81,9 |
74,8 |
1 033 |
96,7 |
96,2 |
1 323 |
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Pointe Noire |
92,4 |
67,8 |
61,5 |
525 |
91,9 |
96,0 |
680 |
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Sud |
81,8 |
63,2 |
39,3 |
1 303 |
79,4 |
72,1 |
1 889 |
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Nord |
83,9 |
60,3 |
39,2 |
708 |
81,5 |
73,7 |
1 058 |
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Niveau d'instruction |
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Aucun |
67,0 |
51,6 |
28,5 |
293 |
67,2 |
61,4 |
444 |
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Primaire |
83,6 |
63,3 |
42,7 |
1 222 |
81,2 |
75,9 |
1 796 |
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Secondaire I cycle |
93,0 |
72,6 |
60,2 |
1 675 |
91,6 |
88,4 |
2 224 |
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Secondaire II cycle ou plus |
97,9 |
82,2 |
71,5 |
380 |
96,9 |
95,9 |
485 |
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Ensemble |
88,2 |
68,7 |
52,8 |
3 569 |
86,2 |
82,2 |
4 949 |
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1 Médecin, infirmière, sage-femme, matrone ou agent de santé communautaire |
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Les injections à l’anatoxine antitétanique (VAT) sont faites aux femmes enceintes pour prévenir le tétanos néonatal, une des causes les plus importantes de mortalité néonatale. Pour assurer la protection du nouveau-né, la mère doit recevoir au minimum deux injections antitétaniques pendant la grossesse ou une seule si elle a déjà reçu une injection lors de la grossesse précédente. Les femmes reçoivent aussi du sirop ou des tablettes de suppléments en fer pour réduire les risques d’anémie, celle-ci étant aussi considérée comme un facteur fréquent de mortalité maternelle et de mortalité néonatale.
Le tableau 6 indique que 69 % des femmes enceintes ont été vaccinées contre le tétanos au cours de leur grossesse la plus récente. On observe de faibles écarts selon l’âge de la femme. Cependant, les femmes résidant en milieu urbain (76 %) sont relativement mieux protégées que celles du milieu rural (62 %). Par ailleurs, les résultats font apparaître de fortes variations selon le niveau d’instruction de la mère : plus le niveau d’instruction est élevé, plus la femme est protégée. De 52 % de mères sans instruction vaccinées contre le tétanos, cette proportion passe à 63 % chez les femmes de niveau primaire et atteint 82 % chez celles ayant au moins un niveau secondaire 2nd cycle.
Un peu plus d’une femme sur deux (53 %) a pris des compléments de fer sous forme de sirop ou de tablettes au cours de la grossesse. Cependant, ce traitement préventif contre l’anémie ferriprive est encore peu répandu chez les femmes du milieu rural (39 %), celles vivant en dehors de Brazzaville et Pointe Noire (39 %) et surtout chez les femmes sans instruction (29 %).
Comme mentionné précédemment, pour toutes les naissances survenues au cours des cinq dernières années précédant l’enquête, on a demandé aux mères le lieu d’accouchement et qui les avait assistées. L’EDSC-1 (tableau 6) révèle que 86 % des naissances ont été assistées par du personnel de santé[2] et presque exclusivement des sages-femmes, infirmières et médecins. Par ailleurs, 82 % des accouchements ont eu lieu en établissement sanitaire (hôpital, centre de santé et clinique privée). Que ce soit pour l’assistance ou le lieu d’accouchement, on n’observe qu’assez peu de variations selon les différentes caractéristiques sociodémographiques. Cependant, alors que 96 % des naissances des femmes de Brazzaville et des femmes ayant, au moins, un niveau d’instruction secondaire 2nd cycle, ont été assistées du personnel de santé et ont eu lieu dans un établissement médical, environ deux tiers seulement des naissances de femmes sans instruction ont bénéficié des mêmes conditions.

[1] Le
personnel de santé « formé » comprend : les médecins,
sages-femmes, infirmières, matrones, aides-soignantes et les
agents de santé communautaire.
[2]
Le personnel de santé
« formé » comprend : les médecins, sages-femmes, infirmières,
matrones, aides-soignantes et les agents de santé communautaire.