En moyenne, la dépense moyenne annuelle par équivalent adulte est estimée à 403 000 F CFA. Ce revenu qui est supérieur de 32% au seuil de pauvreté monétaire, représente une dépense journalière par équivalent adulte d’environ 1100 FCFA. 

Les ménages pauvres et non pauvres dépensent en moyenne par an, respectivement 191 000 et 615 000 Fcfa par équivalent adulte. Rapport à une dépense journalière, on obtient respectivement 523 et 1685 F CFA. On constate ainsi que les ménages non pauvres dépenses en moyenne chaque jour 3 fois plus que les ménages pauvres ! 

L’examen de la structure des dépenses suivant les principales fonctions de consommation montre que l’essentiel (77%) du revenu des ménages est affecté à l’alimentation (49%), aux dépenses d’habillement (5%), aux frais liés au logement, eau et électricité (16%) et aux dépenses de transport (7%). Ces conclusions justifient l’intérêt que les ménages accordent aux efforts que les autorités politiques entreprendront pour maîtriser les variations des produits de première nécessité, améliorer l’accès au logement et à l’électricité ainsi que les coûts de déplacements. 

L’analyse des sources de revenus des ménages congolais a permis de montrer que ces derniers tirent peu profit aussi bien des activités agricoles que des activités non agricoles. En effet, on constate que seulement 40% des ménages congolais exploitent des activités agricoles dont 21% proviennent de ménages pauvres. Seulement 1,5% des ménages pratiquent la pisciculture, 4,2% s’investissement dans les activités liées à la pêche, 5,5% sont des exploitants forestiers et 26% sont des éleveurs. Ces résultats mettent en évidence une faible valorisation des dotations naturelles dont le pays dispose (terres, eau, forêt, etc.) avec le peu d’intérêt que les ménages accordent à ces activités. 

La grande majorité des ménages congolais s’investissent plutôt dans des activités non agricoles qui occupent 53,7% des ménages. On constate que 58,2% des ménages pauvres possèdent des entreprises non agricoles contre 50% pour les ménages non pauvres. 

Malheureusement, toutes ces activités, quelles soient agricoles ou non, ne sont pratiquées que pour assurer la subsistance des populations. Ce constat est validé par le faible niveau des revenus générés par chacune de ses différentes activités même si dans les milieux urbains, ces revenus semblent relativement plus conséquents, surtout quand leurs promoteurs sont issus de ménages non pauvres.

 

 

Enquête Congolaise auprès des Ménages

Pauvreté monétaire

Pauvreté, dépenses de consommation et revenus des ménages

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