Ethnicité et Voisinage à Brazzaville: Cas de Poto-poto

Mise à jour le Vendredi, 05 Novembre 2010 07:01 Écrit par Jean-Martin GOKABA, Psychologue-Démographe Jeudi, 23 Septembre 2010 15:49

« L’ethnicité existe, mais elle ne doit et ne peut être exaltée comme un phénomène positif.Au contraire elle représente en Afrique et dans  le monde un résidu du passé sur les bords de la route du métissage et du socialisme »


INTRODUCTION

« L’homme est par nature un être social[1]» c'est-à-dire un sujet qui aspire  communiquer et vivre ensemble avec ses semblables. Dans le processus de la socialisation l’individu occupe une variété de positions «  Nourrisson dans sa relation avec la mère, enfant dans sa parenté, frère dans sa fratrie, époux pour sa femme, coreligionnaire pour ceux de sa religion, frère d’ethnie pour ceux appartenant à une ethnie, citoyen dans sa société[2] ». Ce processus montre que, tout au long de son parcours existentiel, l’homme se trouve inséré dans une diversité de catégories sociales données et en accepte de façon plus ou moins explicite les valeurs. Il en est ainsi de l’ethnie qui imprime des valeurs, des croyances, des manières de pensée, d’agir et de vivre à ses membres et par conséquent leur confère une certaine identité, une conscience que l’on désigne par ethnicité.

 

A ce titre, l’ethnicité serait comme un phénomène universel et spontané dans toutes les cultures, qui relève d’un narcissisme de groupe. Ainsi, le besoin d’avoir une affiliation ethnique serait inscrite dans la nature humaine au même titre que les besoins alimentaires et le besoin de sommeil[3]. Telle que présenté, l’ethnicité est un facteur d’adaptation individuelle et d’intégration sociale « une homéostasie sociale [4]». Tout individu est appelé à s’identifier à son groupe d’appartenance pour renforcer son moi.

 

L’ethnicité participe aussi à la cohésion et à la pérennisation de l’ethnie qui est une grande richesse culturelle dont le rôle en matière de développement n’est plus à démontrer. Car, tout effort de développement qui ne s’appuierait pas sur le riche potentiel créateur qu’offre la culture risque non seulement d’être voué à l’échec mais aussi de porter atteinte à la diversité des cultures et leur dynamisme qui se nourrit de l’échange et du dialogue[5].

 

Certes, l’ethnicité existe, mais elle ne doit et ne peut être exaltée comme un phénomène positif. Au contraire, elle représente en Afrique et dans le monde un  résidu du passé sur les bords de la route du métissage et du socialisme : même s’il existe des phases historiques entières, et la nôtre en est un exemple, dans lesquelles l’horloge de l’histoire va à rebours[6]. L’ethnicité constitue donc un obstacle à l’appropriation d’une identité supra ethnique, pourtant nécessaire à l’édification d’une société moderne « Etat-nation » et en même temps le dépassement conservateur de l’Etat-nation et l’émergence des grands ensembles sous régionaux, régionaux et dans un cadre beaucoup plus vaste : la globalisation ou   mondialisation.

 

C’est dans cette perspective que s’inscrit la présente réflexion qui porte d’abord sur la problématique et les définitions des termes ethnicité et voisinage ensuite le cadre méthodologique et les niveaux de l’ethnicité et enfin, l’impact de l’ethnicité sur le voisinage à Brazzaville (Poto-poto[7]).


De la Problématique

 

La République du Congo à l’instar, d’autres pays de l’Afrique sub-saharienne, a connu près de trois décennies de crise généralisée, caractérisée par : Le déficit alimentaire endémique malgré quelques années de répit, le chômage des jeunes, le fardeau de la dette, la stagnation économique exacerbée par les conflits politiques (les guerres civiles des années 93-94, 97-98) qui ont  fortement contribué à l’aggravation de la question ethnique. L’un des signes les plus inquiétants de cette aggravation serait la très forte recrudescence de la solidarité clanique ou ethnique ayant pour corollaire la méfiance vis-à-vis d’autrui qui n’est pas de son clan, de son ethnie ou de son département.

 

Abel KOUVOUAMA et ELO DACY dans une étude sur conscience ethnique et conscience de classe au Congo, (1985), pensent que « du fait de la faiblesse de la conscience nationale, beaucoup de Congolais se définissent d’abord sur la base d’une affirmation ethnique[8]». Dans le même sens P. N’ZETE rapporte dans la Défaite de la pensée Nationalitaire que « l’efficacité renforcée de la médiation ethnique  est de plus en plus forte dans un contexte caractérisé par : la faiblesse des solidarités de classe, la disparition accélérée des quelques solidarités sociales et étatiques instaurées à l’époque coloniale, la non prise en compte effective des problèmes concrets des populations par les pouvoirs publics[9] ». Enfin, H. OSSEBI quant à lui estime que les  populations ne s’installent pas au hasard dans Brazzaville. En amont dans le choix et en aval dans la fixation, la variable ethnique intervient de façon patente. Il a abouti aux résultats suivants : à kinsoundi et Mikalou respectivement les lari[10] et les M’bochi[11] sont les plus représentés. La population de Kinsoundi (73,6% de lari, 7% Soundi 8,4% de Kongo, c’est-à-dire 89% de personnes originaires du département du Pool), est pour l’essentiel issue du groupe ethnique Kongo au sens large. Cependant, en dépit de la prépondérance des ethnies de la zone septentrionale, la population de Mikalou à un caractère plus hétérogène que celle de Kinsoundi (10,6% de personnes appartiennent aux autres ethnies congolaises, 2% sont des Expatriés).

 


Ces travaux posent les jalons d’une grande réflexion sur la question de l’ethnicité au Congo, qui non seulement prend de l’ampleur mais change de forme (ethnocentrisme).

 

 

Pour être plus pragmatique, nous avons  mené une enquête exploratoire au Ministère de l’intérieur (Service des Affaires générales) du 12 au 15 Mars 2002 sur l’évolution du mouvement associatif au Congo. Il ressort que, de 1901 année de promulgation de la loi  sur les associations à Mars 2002, sur 4642 associations enregistrées et agréées par l’Etat, 1000 associations ont un caractère ethnique  ou clanique soit  21,5 %.

Deux moments caractérisent cette évolution:

De 1901 à 1989 : sur 900 associations enregistrées, 100 sont créées sur la base ethnique, soit 10,76% ;

De 1990 à Mars 2002, sur un total de 3713 associations créées, 900 revêtent un caractère ethnique soit 24,20%.

De ces deux périodes, on constate que c’est entre 1990 et Mars 2002 qu’un nombre important d’associations furent créées ethniques ou non ethniques. Chose que l’on pourrait expliquer par l’ouverture démocratique survenue en 1989 et dont la principale  conséquence est le déferlement des libertés longtemps confisquées pendant le monopartisme.

Des efforts ont été entrepris  par le gouvernement, la communauté scientifique notamment, l’organisation par le PURRADEP du 13 au 17 Fevrier1997 à  Pointe-Noire d’une conférence internationale sur : Citoyenneté, Parenté et Développement Economique au Congo, la conférence de l’UNESCO sur la paix au Congo en 1997, sans oublier de nombreuses interpellations de la société civile, des hommes politiques et autres personnalités. En dépit, de tous ces efforts, rien ne semble changer au contraire tout empire. D’ailleurs les faits suivants en sont des illustrations: la prolifération depuis quelques années des associations des originaires à divers échelons (village, district, département…) ; l’ethnisation de l’administration, l’accentuation de l’occupation géo-ethnique ou ethno-régionale de l’espace urbain de Brazzaville  et Pointe-Noire ; la constitution des partis politiques à base ethnique avec des fiefs électoraux farouchement défendus. Et enfin, la légitimation de certaines expressions éthiquement catastrophiques du genre « Tchèque [12]», « Norvégien[13] », « Nibolek[14]», « Tékénité[15]», « Katangais[16] », « Wayon-wayon[17]» etc. Ce qui paraît tout de même paradoxal en plein 21e siècle. Car, pendant que  les énergies se focalisent autour de la mondialisation, le Congo est en train de faire une marche en arrière en s’émiettant à des agrégats ethniques, dont les objectifs apparents recherchés se reposent essentiellement sur la solidarité, l’entraide en milieu urbain et le développement local. Ce niveau de régression est identique à celui des sociétés primitives, une époque où les hommes vivaient par des petits clans, aux premiers degrés du développement, dans un état voisin de la sauvagerie, une époque dont l’humanité civilisée moderne est séparée par des milliers d’années, où régnait  les coutumes, l’autorité, le respect, le pouvoir des anciens du clan[18].

Nous souscrivons pour cela à la démarche de Philippe Pierre qui estime que « c’est au moment où l’économie se mondialise et est transformée de manière accélérée par des technologies nouvelles que la personnalité cesse  d’être projetée  vers l’avenir, prend appui au contraire sur le passé ou sur un désir historique. Le système et l’acteur ne sont plus en réciprocité de perspective mais en opposition directe[19]».

Dans ces conditions, il est fort à craindre que les relations de voisinage  soient entravées par la question ethnique. Pour ce faire, nous nous sommes posé les questions suivantes : Quel est le niveau de l’ethnicité à Brazzaville ? Quel est son impact sur les relations de voisinage?


Définitions de l’ethnicité et du voisinage

 

Nous ne saurons définir l’ethnicité et le voisinage sans au préalable apporter des précisions sur certaines terminologies à savoir : ethnie, tribu et ethnocentrisme.

 

Le terme ethnie est très complexe. Il n’ya pas unanimité parmi des ethnologues contemporain sur les critères de définition à la base des classements en tribus, ethnies ou groupe ethnique. Certains se fondent sur des critères linguistiques, d’autres portent pour des critères historiques ou culturels. Un colloque récemment organisé à Paris par l’association Anthropologique Internationale de langue française a d’ailleurs abordé ce problème de la terminologie de base en Anthropologie et en génétique des populations. Le problème est donc complexe. Il l’est d’autant plus qu’il n’ya pas unanimité pour décider des points communs et des différences qui permettent d’opérer des regroupements en isolant certains éléments.

 

Etymologiquement, le terme ethnie vient du mot grec « ethnos » qui veut dire peuple. Le Larousse la définit comme étant un groupement de famille dans une aire géographique variable, dont l’unité repose sur une structure familiale, économique et sociale commune et sur une culture commune[20].

 

La notion de culture, quant à elle comprend selon C. WINICK, tout ce qui, étant non biologique, est transmis socialement, incluant les schémas de comportement aussi bien artistiques, que sociaux, idéologiques, religieux, ainsi que les techniques qui visent à maitriser l’environnement.

Petit Robert : l’ethnie est un ensemble d'individus que rapproche un certain nombre de caractères de civilisation, notamment la communauté de langue et culture

Petit Larousse : l’ethnie est un groupement humain qui possède une structure familiale.

Tahar Ben Jelloun : l’ethnie c'est un groupe d'individus qui ont en commun une langue, des coutumes, des traditions, une civilisation, qu'il transmet de génération en génération.

G. Vacher estime qu’à l’origine l’ethnie est synonyme de race. Ce terme à ensuite évolué pour désigner l’ensemble des groupements humains vivant dans des sociétés autres que des sociétés européennes.

 

Guy Nicolas : l’ethnie était utilisée pour désigner des sociétés non industrielles considérée comme primitives.

 

Guy Nicolas cité par ELO DACY et Abel KOUVOUAMA (1985) pense que, dans le contexte africain l’ethnie pourrait designer un groupement humain historiquement constitué sur la base de coutume et des valeurs communément vécues et partagées et surtout la conscience  et le sentiment d’une identité particulière.

 

Pour Paul mercier, l’ethnie est une réalité visible et fonctionnelle. Il convient de noter que la langue n’est pas synonyme d’ethnie. Dans la plupart des sociétés, si pendant longtemps la langue était considérée comme un indice fondamental dans la définition de l’ethnie, actuellement la langue ne peut pas définir toute la culture. Ceci peut être illustré par le cas du Rwanda qui compte trois ethnies : le Twa, les Hutus et les Tutsi ayant tous en commun le Kinyarwanda comme langue parlée.

 

Les critères de définition d’une ethnie sont : l’espace, les coutumes, les valeurs, la langue, l’ascendance, et la conscience collective des individus d’appartenir à un même groupe. On peut donc définir l’ethnie comme un groupe humain ou type de groupe humain, dont les membres présentent des caractères communs, très variés selon les auteurs, mais qui sont de moins en moins recherchés du côté des caractères somatiques, et de plus en plus du côté de comportements et de données culturelles. Les ethnies sont aussi caractérisées par une taille intermédiaire entre celle de groupes de taille réduite, comme les familles, et celle d’entités de grande taille comme les nations. Exemples d’ethnies (Vili, Ndondo, lari,  bembé, Boma, Kukuya, angagwel, M’Bosi etc.)


Tribu

La tribu, du latin tribus désigne un groupement de clans c’est-à-dire d’individus issus ou se réclamant d’un ancêtre réel ou mythique commun. La tribu se caractérise par le fait qu’elle repose sur des bases claniques et fait appel à un mythe d’origine de type familial. Dans un sens plus large, la tribu désigne une forme particulière d’organisation sociale et politique fondée sur des bases claniques les rapports sociaux qui dominent dans l’organisation tribale sont des rapports de parenté. Ainsi selon Morgan, cité par Maurice Godelier, « le concept de tribu ne peut rigoureusement être défini qu’après et à partir du concept de clan ». En effet, l’existence des tribus relève des anciens temps où le lien de sang regroupait les familles, les clans sous l’autorité d’un chef ».Guy Nicolas relève encore des rapprochements profond entre la tribu et l’ethnie  étayés selon lui « par un vocabulaire familial, voire un mythe d’origine établissant la commune descendance des membres du groupe à partir d’un couple initial ou d’un héros mythique ». KOUVOUAMA et ELO DACY pensent que « l’usage abusif du terme tribu  pour caractériser la forme actuelle d’organisation sociale et politique des sociétés africaines, vise à masquer des réalités objectives en remplaçant les contradictions sociales véritables par des prétendues oppositions tribales. Aujourd’hui le concept de tribu est contesté voir abandonné par la plupart des chercheurs et anthropologues.

Ethnocentrisme

 

Le terme ethnocentrisme à été utilisé dans les sciences sociales par W.G SUMMER (1906). Pour ce dernier l’ethnocentrisme c’est l’application de critères propres à sa culture d’origine lors de l’évaluation de phénomènes relevant d’une autre culture. Autrement dit, l’ethnocentrisme est un mode de pensée qui prône la préférence ethnique c'est-à-dire l’attachement ou le rejet à ce qui touche à une ethnie ou à un groupe ethnique donné. C’est la position de ceux qui préfèrent leurs manières de vivre que ceux autrui. La tendance est de vouloir ramener tout à son ethnie.

 

De l’ethnicité

L’ethnicité a un certain caractère multidimensionnel dans la mesure où il comprend des aspects comme la race, l'origine ou l'ascendance, l'identité, la langue et la religion. Il peut englober aussi des dimensions plus subtiles comme la culture, les arts, les coutumes et les croyances de même que des pratiques comme l'habillement et la préparation de la nourriture. Le concept revêt également un caractère dynamique, étant constamment en état de changement. Il changera par suite d'une nouvelle vague d'immigration, de mélanges et d'intermariages, qui peuvent entraîner la formation de nouvelles identités.

Il y a trois manières fondamentales de mesurer l'ethnicité : l'origine ou l'ascendance, la race et l'identité.

L'origine ou l'ascendance, tentent de déterminer les racines ou l'origine ethnique d'une personne. Cependant, le concept est quelque peu ambigu puisqu'il ne donne habituellement pas de point de référence. Étant donné qu'il peut apparaître de nouveaux groupes ethniques avec le temps, le répondant peut avoir de la difficulté à répondre à une question portant sur l'origine. Par exemple, si l'un des arrière-arrière-grands-pères du répondant était un Écossais qui exerçait la traite des fourrures et qui s'est marié à une femme crie, le répondant est-il Écossais ou Cri? Ou est-il Métis, soit un groupe que la Constitution canadienne définit comme étant une population autochtone distincte? Cela illustre aussi la légitimité de déclarer des origines multiples. Comme une personne a deux parents, quatre grands-parents, huit arrière-grands-parents et ainsi de suite, on comprend que ces ancêtres peuvent être issus de multiples groupes ethniques. La totalisation des données résultantes devient donc complexe. On peut habituellement s'en tirer en montrant la population à origine unique et celle à origines multiples. La présentation des combinaisons, telles que français et anglais, dans des réponses multiples se limite généralement aux groupes de la société qui sont dominants ou qui ont la plus forte population. Le concept peut également poser problème en raison d'un manque réel de connaissances de la part des répondants. Il se peut qu'ils ne connaissent pas leurs origines. De plus, l'opinion publique peut influer sur la déclaration de l'ethnicité dans certaines circonstances. Par exemple, on a mentionné qu'il peut y avoir eu sous-déclaration de l'origine allemande lors du Recensement de 1941, qui a été effectué pendant la Deuxième Guerre mondiale.

 


Sur le plan conceptuel, la race peut présenter un peu moins d'ambiguïté que l'origine ou l'ascendance, mais elle n'est pas sans difficultés quand il faut la mesurer. Le concept se fonde d'abord sur des caractéristiques physiognomoniques génétiques, dont la couleur de la peau est la principale, bien qu'elle ne soit pas la seule. Cependant, une personne peut être de races mixtes, dont certaines, comme les cholos d'Amérique latine, ont été elles-mêmes reconnues comme étant évoluées. De plus, la terminologie peut être ambiguë. Les chercheurs peuvent préférer utiliser caucasien au lieu de blanc, mais il se peut que beaucoup de répondants ne comprennent pas bien ce terme-là. La terminologie évolue avec le temps comme le terme Afro-américain en Amérique a remplacé Noir, qui a remplacé Nègre. Il peut également y avoir un terme très répandu dans la langue qui est vraiment offensant pour le groupe concerné. Par exemple, le terme Esquimau utilisé pour renvoyer aux Inuit.

 

L'identité présente un certain attrait parce qu'elle tente de mesurer la perception qu'ont les gens d'eux-mêmes plutôt que la perception qu'ils ont de leurs ancêtres. Cependant, elle conserve certaines dimensions non seulement de l'origine, mais aussi de la race. De plus, elle peut englober certains aspects de la citoyenneté. Voici une question courante : «À quel groupe ethnique vous identifiez-vous?» Certains répondants peuvent associer la question à la citoyenneté et répondre Canadien. D'autres peuvent l'associer à l'origine et déclarer Italien. D'autres encore peuvent y voir un renvoi à la fois à la citoyenneté et à l'origine et répondre Italo-canadien. Certains peuvent y voir des dimensions raciales et déclarer Noir ou Canadien de race noire. De plus, certains contextes peuvent laisser supposer qu'on renvoie à l'ethnicité tandis qu'on parle en fait de la langue. Par exemple, on fait souvent référence aux Canadiens français et aux Canadiens anglais, qui renvoient non pas à l'ethnicité proprement dite mais à la langue parlée.

Le concept ethnicité fut d’abord employé par les sociologues pour rendre compte de la société pluri-ethnique nord-américaine. Il permet d’éclairer les phénomènes de modification de l’identité ethnique d’une génération à l’autre que nous avons sous les yeux. M. Martinniello (1995) le définit comme suit « l’ethnicité est un aspect des relations sociales entre les acteurs sociaux qui se considèrent et qui sont considérés comme étant culturellement distinct des membres d’autres groupes avec lesquels ils ont un minimum d’interactions régulières.

 


P. Poutignat et J. Streiff-Fenart  ne considère pas l’ethnicité comme  une appartenance ethnique objective définie comme un ensemble de traits isolés, mais comme sentiment de former un peuple à l’intérieur des frontières. Il est remarquable de souligné l’absence de théorie générale. Au contraire, il convient de lire la diversité des définitions attachées à la notion d’ethnicité, ainsi que les effets d’une ligne de partage entre conception objectivistes et conceptions subjectivistes éclairées par exemple, par les travaux fondateurs de F. Barth (1969). Expression de la modernité et réponse à la deshumanisation du lien sociale pour R. Coh Chrétien et Prunier (1) en (1978),manifestation d’un désir d’ancrage des personnes dans des unités plus petites que celles de structure s bureaucratiques pour D. Bell (1974) produit de l’inégalité du développement économique pour M. Hechter, stratégie dommageable de revendication des ressources dans le cadre du welfare State pour N. Glazer et D.P Moynihan (1963) forme de résistance organisée à la modernisation pour M.THannan (1979) produit historique du développement de l’économie-monde capitaliste pour E Balibar et I.Wallerstein (1988), l’ethnicité pour l’ensemble de ces auteurs est toujours envisager comme un problème sociale universel contemporain qui affecte les pays développés et les pays sous-développés dans le passé comme dans le présent. Avec l’évocation de la notion d’ethnicité sont mises en défaut « l’idée que les groupes ethniques forment des entités discrets et homogènes d’une part, l’idée que les liens ethniques sont voués à disparaitre avec le processus de modernisation d’autre part.

 

 

On peut conclure que l’ethnicité c’est le fait d’être conscient de son ethnie et d’en accepté les valeurs. (Les habitudes  alimentaires, les interdits, les normes etc.),  surtout la solidarité et l’entraide et entre les membres de la communauté.

Voisinage

Selon le dictionnaire pratique du Français, le terme voisinage désigne la proximité d’une personne, d’un lieu.

D’après le grand dictionnaire de Psychologie, la relation de voisinage c’est une relation spatiale et topologique, appelée aussi relation de proximité. Dans le voisinage nous avons l’adjectif voisin qui signifie proche. Dans le cas d’espèce la relation de voisinage signifie la relation entre les individus  qui habitent le même environnement physique.

Le voisinage est une relation de premier niveau existant entre des personnes qui vivent dans un entourage proche et qui se caractérise par l’entraide. Dans le voisinage, les gens se côtoient, se partagent, entreprennent des échanges. Il s’agit d’une relation intergroupe ou intragroupe. Une relation peut être vécue ou non,  mais elle existe. Dans les quartiers par exemple on peut ou ne pas se dire bonjours mais la relation existe. Car, lorsqu’on est agressé c’est tout le quartier qui est mobilisé. Dans le cadre de cette étude, le voisinage est saisi à partir de l’entraide dans le quartier.


Aspects méthodologiques

Dans la recherche en sciences sociales, la méthodologie constitue une étape importante. Dans cette partie nous allons présenter la source des données, l’évaluation des données pour apprécier leurs limites et le choix de la méthode d’analyse.

 

Présentation des données

a) Sources des données

 

Cette étude repose sur les données que nous avons recueillies à Poto-poto sur un échantillon de 112 sujets, hommes et femmes âgés de 15 ans et plus.

 

b) Constitution de l’échantillon.

Le choix porté sur poto-poto comme champ d’étude est un choix raisonné, compte tenu de son caractère cosmopolite. Cependant, le choix des individus fait suite à un tirage aléatoire simple au deuxième degré. 65 hommes et 45 femmes

 

c) Questionnaire.

C’est la technique que nous avons utilisée pour le recueil des informations sur le terrain. Le questionnaire individuel constitue le document principal qui a permis d’enregistrer toutes les informations susceptibles de nous renseignés. Le questionnaire comprend 6 sections.

Section 0: caractéristiques individuelles de l’enquêté qui porte sur le sexe, l’âge, le  milieu de socialisation, le niveau d’instruction, l’état matrimonial et la situation sociale.

Section 1 définitions de certaines  terminologies : ami, camarade, voisin. Elle porte sur les questions Q07, Q08, Q09

Section 2 Les motivations de résider à Poto-poto. Cette section porte sur les questions Q010, Q011, Q012.

Section 3 Assistance et entraide dans le quartier. Elle permet d’évaluer les relations de voisinage et comprend les questions Q013, Q014, Q015.

Section 4 et 5. Les relations et les préférences politiques. Elle permet d’évaluer les facteurs qui sous-tendent l’amitié. Elles comportent les questions Q016, Q017, Q018, Q19, Q20, Q021, Q022, Q023, Q024, Q025.

 

d)  Evaluation de la qualité des données

Les données que nous avons collectées comme celles issues de toutes autres opérations de collectes ne sont pas exemptes d’erreurs. Il est important dès lors de procéder à une analyse permettant de fournir les indicateurs qualitatives et quantitatives sur la confiance que l’on peut accorder aux résultats. Ceci peut déboucher sur la correction des données. Plusieurs méthodes permettent d’évaluer la qualité des données, nous nous sommes intéresser à la qualité des réponses pour chacune des variables.

 

Détermination du taux de non réponses

 

En général l’indicateur couramment calculé pour apprécier la qualité des données avant de tester toute autre méthode (graphique ou statistique) est le taux de non réponse. Les non réponses peuvent entrainer des biais considérés dans l’analyse des données. En général, le taux de non réponse est jugé acceptable quand il est inferieur à 10

 

Tableau 2 : Présentation des variables de l’étude et des taux de non réponses

Variables

Réponses valides

Valeurs manquantes

Taux de non réponses          %

sexe

112

0

0,00

âge

112

0

0,00

Niveau d’instruction

112

0

0,00

Statut social

112

0

0,00

Etat matrimonial

112

0

0,00

Milieu de socialisation

112

0

0,00

voisinage

112

0

0,00

Source : Traitement des données

 

 

d) Construction des Indicateurs

L’ethnicité c’est la variable dépendante de notre étude. Cet indicateur nous permet d’évaluer le niveau de l’ethnicité à Brazzaville en générale et à Poto-poto en particulier. Plusieurs variables permettent de construire cet indicateur entre autres, la langue, l’appartenance à une association ethnique, les interdits, les aspects culinaires, bref tous ce qui est lié à la culture et à la civilisation d’un peuple.

Dans le cadre de cette étude, trois variables ont permis de construire l’indicateur ethnicité, il s’agit de : des variables liées à la connaissance de la langue ethnique, de l’appartenance à une ou des associations à caractère ethnique et de l’assistance aux veillées de l’ethnie où de la contrée. Après dichotomisation, nous les avons ensuite recodés en deux modalités.

Ø sujets ethniques, ce sont des individus qui répondent favorablement  à au moins deux variable sur trois variables. (langue ethnique, appartenance à une association ethnique, assistance aux veillées de l’ethnie), porte le code 0.

 

Ø sujet non ethnique, des individus qui ont répondus favorablement à au plus une variable et porte le code1.

 


Tableau 3 : La Proportion des sujets ethniques pendant La période de l’enquête

 

 

Modalités

Effectifs

Proportions %

Sujets ethniques

81

72,3

Sujet non-ethniques

31

27,7

Total

112

100

Source: exploitation des données de terrain

 

 

Du niveau de l’ethnicité à Poto-poto

 

Après avoir précisé les aspects méthodologiques de ce travail, nous passons à l’analyse descriptive. Elle permet de mettre en évidence les différentes relations existantes entre la variable dépendante et les autres variables (l’ethnie, le niveau d’instruction, le sexe, l’âge, le milieu de socialisation, le voisinage.

 

Tableau 4 : Proportion des sujets ethniquement actifs suivant les variables explicatives

variables

Modalités

Effectifs

Proportions %

Signification du Kh2

 

Milieu de socialisation

 

Grandes villes

47

64,4

.01**

Petites villes

0

0

Milieu rural

34

87,2

 

Ethnie

 

 

 

Kongo

29

88

 

.000***

Téké

12

43

Mbochi

30

75

Bomitaba

9

90

Religion

Catholique

47

77

.47  N.S

Protestant

3

60

Eglise de réveil

26

65

Autres religions

5

83

Sexe

Masculin

42

65

.032**

Féminin

39

83

Age

Jeune

8

80

.51 N.S

Adulte

33

76,7

Agés

40

67,8

Niveau d’instruction

Sans

0

0,0

.30 N.S

Primaire

8

61,5

Secondaire

36

73,5

Supérieur

37

75,5

Statut social

Elèves/étudiants

19

82,6

.18 N.S

Occupés

54

67,5

Chômeurs

8

89

Etat matrimonial

célibataire

30

77

02**

marié

39

64

Séparé/divorcé

12

100

Non-ethnique

30

97

Voisinage

Ethnique

79

98

.37 N.S

Non-ethnique

31

100

 

 

Il ressort de l’exploitation des données que plus de 2/3 des sujets enquêtes (72,3 %) sont ethniquement actifs soit plus de Sept (7) Brazzavillois sur dix (10) habitants Poto-poto sont attachés à leurs ethnies. Toutefois, Il sied de noter que le niveau de l’ethnicité vu de cette manière masque d’énormes disparités selon un certain nombre de caractéristiques qui sont les suivantes : le sexe, l’âge, le milieu de socialisation, l’ethnie, le niveau d’instruction, la croyance religieuse, l’état matrimonial, la situation sociale

 


Les différentielles de l’
ethnicité

a)  le sexe

Le sexe est significativement associé à l’ethnicité au seuil de 5%. On observe sur le graphique 1 que l’ethnicité est très élevé à poto-poto quelque soit le sexe. Toutefois, les femmes se démarquent des hommes. Ce qui peut s’expliquer par le fait que, contrairement à l’homme qui  souvent n’est pas disponible, la femme est très active dans les activités à caractère ethniques à savoir : les mutuelles d’entraides, les veillées associations traditionnelles etc.

b) Age

L’âge n’est pas associé à l’ethnicité. Cependant, il apparait sur le graphique 2  que l’ethnicité est très élevée quelque soit l’âge. Pendant que, les jeunes se distinguent des personnes âgées, les adultes occupent une position intermédiaire.

 

C) le milieu de socialisation

Au niveau bivarié, on note une association significative entre le milieu de socialisation et l’ethnicité au seuil de 1%. Cette situation peut s’expliquer par le fait que, le milieu urbain du fait de la modernisation (l’école etc.), du développement économique et industriel,  atteint par les villes, du brassage culturel, des échanges avec d’autres ethnies,  façonne le comportement des individus  « Ceteris paribus » et les prédispose à vivre ensemble avec les autres qui ne sont pas de même ethnie. Ce qui est contraire en milieu rural, où  l’environnement social est quasi mono-ethnique, les individus sont initiés depuis le bas âge à la coutume et la tradition. Bref, les individus vivent selon les normes établies par la société d’origine. Ils  mènent une vie en  autarcie. D’où la limitation de leurs réseaux relationnels.

 

De l’impact de l’ethnicité sur le voisinage à Poto-poto

 

Le voisinage n’est pas significativement associé à l’ethnicité. Ce qui veut dire que, la solidarité et l’entraide à Poto-poto ne sont pas influencées par l’appartenance ethnique. Il sied de relever que du fait, des échanges interculturels, il n’existe plus d’ethnicité pure à Brazzaville a fortiori à Poto-poto qui est un quartier cosmopolite. A titre d’exemple,  Il ya trente ans les kongo ne mangeaient pas le « moungouélé[21] », aujourd’hui nombreux en mangent. L’ethnicité est une opération de minorité, toute la communauté ethnique ne peut pas être mobilisé car, chacun à ses désirs, ses motivations et ses d’intérêts « le Bembé né à Bakongo, chauffeur de taxi n’a pas les mêmes intérêts que celui qui est resté à Mouyondzi ». C’est suite aux migrations, aux déplacements que les hommes adoptent un pays, un environnement donné. Ces déplacements sont l’occasion de brassage, des échanges et des différences avec d’autres peuples. Ainsi, l’hypothèse selon laquelle la tribu aurait été préservée de tout contact, serait restée pure, primitive est une fiction. Nous considérons donc que le déploiement de l’hétérogénéité et la dialectique des interactions entre éléments hétérogènes constituent la voute de tout système de toute société ; mieux, l’hétérogénéité est la base du développement, de la complexité organisationnelle et de l’évolution. Elle est le principe organisateur de la vie sociale du sujet congolais, partant de la personnalité de celui-ci.

 

En somme, à ce niveau d’analyse nous pouvons retenir que le niveau de l’ethnicité est très élevé  à Brazzaville. Car, plus de Sept individus sur dix sont attachés à l’ethnie (72,3%), puis, l’effet de l’ethnicité n’est pas significativement associé avec le voisinage. Toutefois, l’examen des corrélations entre l’ethnicité et d’autres variables montrent que l’ethnicité est associée au milieu de socialisation, à  l’état matrimonial et au sexe  au seuil de 5%. Quant à la relation ethnicité et voisinage elle est non significative.

 


CONCLUSION GENERALE

 

La question de l’ethnicité est au centre des préoccupations de la communauté internationale, des chercheurs et des gouvernements en Afrique subsaharienne. En tant que sentiment d’appartenance à une ethnie et l’adhésion aux traits culturels de celle-ci, l’ethnicité est un frein pour le développement. Car, s’identifier par son ethnie constitue un obstacle à l’appropriation d’une identité supra ethnique, pourtant nécessaire à l’édification d’une société moderne « Etat-nation » et en même temps le dépassement conservateur de l’Etat-nation et l’émergence des grands ensembles sous régionaux, régionaux et dans un cadre beaucoup plus vaste, la mondialisation qui représente aujourd’hui, un cadre idéal pour le développement économique, politique et socioculturel. C’est pour montrer que l’ethnicité représente un  résidu du passé sur les bords de la route du métissage et du socialisme. Nombre des conflits en Afrique en générale et au Congo en particulier sont de natures ethniques (59,93-94,97-98). C’est dans cette perspective qu’il s’est tenu à Pointe noire dans le cadre du PURADDEP, du 13 au 17 Février 1997 un séminaire international sur le thème : Citoyenneté, Parenté et Développement Economique. Au cours duquel, les séminaristes ont exhorté les congolais à adopté un comportement citoyen, si l’on préconise un développement durable. Car, le Congo est souvent présenté comme un terrain où se développent tous les maux : Sida, famine, mortalité élevée, guerre etc.

 

 


B I B L I O G R A P H I E

 

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[1]G. Nicolas Fisher, les concepts fondamentaux de la psychologie sociale. p. 9

[2]M. YILA-BOUMPOTO, de l’économie psychique à l’économie matérielle

[3] Cahier de sociologie économique et culturelle p.17

[4]Equilibration du système

[5] J. P. de CUELLAR, In Revue Développement et coopération, N° 3/1993, p. 10.

[6] Claudio Moffa, l’Afrique à la périphérie de l’histoire p107

 

[7] 3eme arrondissement de Brazzaville

[8] Annale de la FLSH, 1985

[9] Programme Universitaire de Recherche-Action pour la Démocratie, le Développement Economique et le Paix (PURADDEP) du 13 au 17 Fevrier1997 à  Pointe noire.

[10] Sous groupe du groupe ethnolinguistique Kongo

[11] Groupe ethnique installé dans la région de la cuvette centrale

[12] Les ressortissants de la région du pool

[13] Les ressortissants du Nord Congo

[14] Les ressortissants des régions du Niari, la Bouenza, la lekoumou

[15]La reconnaissance de l’identité téké

[16] Les ressortissants de la Likouala

[17]Expression Gangoulou qui veut dire se confié à son frère du même coin.

[18]LENINE, De l’Etat, p11-12

[19]Cahier de sociologie économique et culturelle p.11

[20] SALA-DIAKANDA, démographie et destin des sous population, colloque de liège du 21-23/11/1981,

[21] La baguette de manioc fabriqué par les ressortissants du nord Congo