Globalement le niveau des indicateurs sanitaires n’est pas préoccupant : en effet, le taux de morbidité a été estimé à 39,3% au cours de la période de référence. Même s’il est plus important dans les zones rurales, il n’atteint pas le seuil des 50% dans une strate donnée. Suivant le statut de pauvreté, la morbidité touche au plus 40% de la population congolaise. Par contre, il importe d’accorder un intérêt tout particulier à la situation des personnes âgées, d’autant que cet indicateur croît de façon très sensible avec l’âge. Les écarts observés dans l’évolution de cet indicateur selon la strate s’expliquent par la différence de perception de la maladie et la manière de la soigner.
Par rapport à la consultation, on constate que le taux de consultation est estimé à 65,5% au niveau national (63,3% dans les ménages pauvres contre 67,8% dans les ménages non pauvres). Dans les milieux urbains, il oscille entre 60% (Brazzaville) et 66% (Pointe Noire) mais dépasse le seuil de 68% dans les milieux ruraux. Les consultations sont plus fréquentes dans les formations sanitaires publiques que dans les autres structures. L’accessibilité physique aux services de santé n’est pas du tout problématique au Congo puisque 75% des ménages y ont accès en moins de 30 minutes. . En effet, l’examen des motifs de non consultation a montré que c’est la contrainte financière qui justifie la réticence de 56% des ménages par rapport à ces services (62% chez les pauvres contre 48% chez les non pauvres), mais aussi la qualité insuffisante des services (longue attente, inefficacité du traitement, manque de médicaments dans les formations sanitaires, etc.).
La situation des naissances vivantes des femmes de 15-49 ans, montre non seulement que la fécondité est précoce chez les femmes pauvres, mais elle est plus étalée dans le temps. Dans le groupe des femmes non pauvres, la fécondité est concentrée entre 20 et 39 ans et baisse de façon notable après cet âge.
Enquête Congolaise auprès des Ménages
Pauvreté monétaire
Pauvreté et santé