Les mouvements migratoires ont concernés au plus de 20% de l’ensemble des ménages congolais (19,9% chez les ménages pauvres contre 18,9% chez les non pauvres). Ce groupe des migrants comporte environ 56% d’individus issus de ménages pauvres. Cette migration est essentiellement interne et cible en priorité les communes (52,1%) et les districts (37%). Les migrations internationales ne représentent que 13,5% de l’ensemble des personnes ayant migrées. 

De façon générale, les ménages migrent pour des raisons de santé (31,5%), d’affectation ou de recherche d’emploi (11,6%), pour fuir l’insécurité dans leur milieu habituelle (6,4%) pour occuper leur propre logement ‘4,4%). La situation par rapport au statut de pauvreté permet de constater que les pauvres migrent principalement parce qu’ils vont rejoindre un poste (24,8%), viennent se faire soigner (21,3%) ou fuient un climat d’insécurité (17,3%). Les ménages non pauvres migrent principalement pour des problèmes de santé (37,6%). 

Par rapport à la catégorie socio-professionnelle, on constate que ce sont les travailleurs pour compte propres qui sont les plus sujets aux migrations (68,4%) et dans une moindre mesure, les cadres et les employés (respectivement 15% et 11%), essentiellement pour des raisons professionnelles. 

Suite aux violences socio-politiques qu’a connu le pays depuis 1993, les ménages ont surtout été affectés par le pillage de leurs biens (32,1%), très marqué à Brazzaville (52,4%) qui a été le principal théâtre des affrontements, dans les autres communes (45,6%) et dans les milieux semi urbains (36,5%). Pointe Noire se distingue comme la strate qui a le moins subit les effets de la guerre avec à peine 13% des ménages pillés. Cette situation, conjuguée à la prospérité relative de la région contribue certainement à expliquer son rang de région la moins pauvre du pays.

 

 

Enquête Congolaise auprès des Ménages

Pauvreté monétaire

Pauvreté et mouvements migratoires

Retour Haut.gif (846 octets)